L’INCLUSION, ÇA ÉVOQUE QUOI POUR VOUS ?

Une autre approche du regard de l’autre.

Souvent on a l’impression d’être jugé par le regard de l’autre. Lucienne, 75 ans, ayant un fils handicapé, nous propose une philosophie de vie pour la dépasser.

« Les parents à force de donner de l’importance au regard de l’autre se replient sur eux-mêmes »

« Quand je vois des parents et leurs enfants qui entrent dans un magasin avec la tête dans les épaules tout en s’inquiétant de savoir si on les observe, j’ai envie de leur dire que depuis la naissance de mon fils, je l’ai pris partout comme n’importe quel autre enfant parce que pour moi c’était normal. Je ne me suis jamais préoccupée de savoir si les gens me regardaient. Les parents à force de donner de l’importance au regard de l’autre se replient sur eux-mêmes. Quand on voit quelque chose de spécial, on y prête attention sans le regarder. J’allais me promener partout avec mon fils et je n’ai jamais fait attention si les gens me regardaient puisque je ne les regardais pas. Si la personne handicapée se sent observée, c’est qu’elle regarde aussi autour d’elle. Il faut arrêter de penser que l’on nous regarde, c’est ce qui nous a permis d’avancer. Il faudrait apprendre aux parents à ne pas être culpabilisé d’avoir un enfant handicapé ; parce que si l’on se sent coupable, l’on va s’inquiéter de savoir ce que l’autre pense de nous. »

Témoignage anonyme

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